Exposé des motifs
Les libertés de pensée et d’expression, qui emportent le droit des citoyens de choisir et d’élire librement -au suffrage universel- leurs représentants/les personnes chargées d’assumer la charge / responsabilité de l’orientation, de la conduite/mise en œuvre et de l’évaluation des affaires de l’Etat Central et des Collectivités Territoriales, sont garanties par la Constitution du Sénégal, adoptée par Référendum en date du 07 janvier 2001.
En son préambule, cette Constitution affirme :
l’adhésion du Sénégal à la Déclaration universelle des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et aux instruments internationaux adoptés par l'Organisation de l'unité Africaine, notamment : la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948, la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples du 27 juin 1981 etc…
son attachement à la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques ainsi qu'au principe de bonne gouvernance.
En outre, elle proclame notamment :
- l'inaltérabilité de la souveraineté nationale qui s'exprime à travers des procédures et consultations transparentes et démocratiques ;
- la séparation et l'équilibre des pouvoirs conçus et exercés à travers des procédures démocratiques ;
- le respect des libertés fondamentales et des droits du citoyen comme la base de la société sénégalaise ;
- le respect et la consolidation d'un Etat de droit dans lequel l'Etat et les citoyens sont soumis aux mêmes normes juridiques sous le contrôle d'une justice indépendante et impartiale ;
- l'accès de tous les citoyens, sans discrimination à l'exercice du pouvoir à tous les niveaux,
- l'égal accès de tous les citoyens aux services publics,
- le rejet et l'élimination, sous toutes les formes, de l'injustice, des inégalités et des discriminations ;
- la volonté du Sénégal d'être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition comme un pilier fondamental de la démocratie et un rouage indispensable du mécanisme démocratique.
Enfin, en son Titre 1er – Article 1er, la Constitution dispose que :
« Le Principe de la République du Sénégal est : gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple »
Mais, au delà de ces garanties juridiques formelles, il importe que l’Etat, les Organisations publiques et privées et toutes les personnes morales et physiques chargées de la mise en œuvre des conditions optimales à l’exercice effectif de ces droits réfléchissent et agissent dans le sens du renforcement des acquis positifs pour la démocratie et travaillent à l’amélioration des conditions d’organisation d’élections libres et transparentes, dans le respect du Droit et dans un souci permanent de Justice et d’Equité…
Il en va, en effet, de la consolidation des acquis démocratiques et de l’Etat de Droit, des Institutions de la République et du Pacte National….
Mais, un autre enjeu- et non des moindres- est celui du Développement, économique, social, culturel, scientifique et technologique ,durable du Pays, sans oublier celui relatif à la Paix et à l’Union Africaine , en commençant par l’Intégration Sous -Régionale (UEMOA) et Régionale(CEDEAO)...
Or, au delà de la qualité en droit/formelle du dispositif institutionnel et des textes régissant l’organisation, le fonctionnement, le contrôle et l’évaluation des Institutions de la République (notamment celles qui sont élues au suffrage universel, en particulier le Président de la République et l’Assemblée Nationale), le choix du Personnel Dirigeant au sens large du terme et, en particulier, du Personnel Politique est d’une importance première…
Il est, en effet, communément admis que les Institutions ne valent souvent que par la qualité (formation, expérience, valeurs, éthique, détermination etc.) du personnel – élu ou nommé - qui a pour mission et charge de les animer, gérer, contrôler et évaluer…
Il y va de la compétitivité globale de l’économie, de la justice sociale, de la consolidation de l’Etat de Droit et des acquis démocratiques, de la paix sociale, de la stabilité nationale et sous-régionale, du rayonnement international du pays et, pour dire les choses simplement, de la qualité de la vie, du bien être des sénégalais et au Sénégal, aussi bien pour les générations actuelles que pour celles à venir…
Convaincu(e)s des retombées positives multidimensionnelles du cercle vertueux que constitue un véritable partenariat éclairé et transparent, qui s’inscrive dans la longue durée, entre le Sénégal et sa Diaspora, des Sénégalais(es) de tous horizons ont décidé de s’organiser et d’organiser, dans la mesure de leurs moyens mais de façon déterminée, leur contribution à la mise en place de conditions pérennes et optimales de préparation, d’organisation et de déroulement d’élections libres et transparentes au Sénégal, notamment en 2006 et 2007 et, au delà, pour toutes les élections nationales et locales…
Se sont joint(e)s à eux (elles) des ami(e)s du Sénégal de tous origines et de toutes catégories socio -professionnelles désireux(ses) de mettre leurs expertise, expérience et réseau relationnel au service du Sénégal…
La légitimité de leur démarche est garantie par la Constitution du Sénégal, notamment en ses Articles 8 et 10 et, au delà du texte, par le fait que la sphère de la « vie privée » est inséparable de celle de la « vie publique », pour le meilleur et pour le pire.
Leur engagement tire aussi sa légitimité de l’amour qu’ils portent à leur pays natal ou d’adoption…
Participent du champ de réflexion, d’investigation et d’action futures du « Forum Res Publica de l’Association Sénégal 2000-Société Civile Sénégalaise de France » :
1- les conditions d’une adhésion la plus massive possible des populations, vivant tant au Sénégal qu’à l’étranger, au processus électoral, notamment par le biais de leur inscription à un fichier électoral crédible parce que transparent et consensuel ;
2- l’instauration d’un débat équilibré, sur les principaux sujets intéressant la Nation et l’opinion publique nationale et internationale, dans un climat de paix, de sérénité, de sécurité et de respect mutuel entre les protagonistes ;
3- l’accès équitable et équilibré des différentes partie prenantes légalement habilitées aux média d’Etat (Presse écrite, Radio, Télévision etc.) pendant la campagne électorale ;
4- le déroulement régulier et transparent du scrutin ;
5- l’accès équitable aux mécanismes d’arbitrage des litiges et de recours ;
6- le respect des résultats proclamés par les Autorités habilitées, notamment et en dernier ressort le Conseil Constitutionnel…..
L’organisation de cette première Conférence-débat n’est donc que la première étape d’un long processus qui sera jalonné de divers types d’évènements que le « Forum Res Publica » souhaite mettre en œuvre, en vue de favoriser la réflexion, les échanges et l’action des parties prenantes, sans esprit partisan, dans le respect mutuel, la courtoisie et la fraternité…


