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Pour un processus électoral sans faute

Le Pit exige un arbitrage ferme de la Commission Paritaire
« Corriger sur des bases consensuelles, les anomalies criardes qui gangrènent, aujourd’hui tout le processus électoral »,
c’est le vœu exprimé par le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) de Amath Dansokho, à travers un communiqué de son secrétariat du Comité central.
Le Pit fustige les « violations flagrantes », par le Chef de l’Etat et le ministre de l’Intérieur, de la loi portant création de la Commission électorale nationale autonome (Cena). A cet effet, le Pit exige de la Commission Paritaire le rôle qui lui est dévolu pour qu’advienne « un processus électoral concerté de préservation de la paix civile et de la stabilité du Sénégal ». La configuration actuelle du fichier électoral ou tel qu’il a été décliné par le gouvernement : trois millions d’électeurs globalement, en octroyant à la seule région de Dakar deux millions d’électeurs soit 66,6 % de l’électorat âgé de 18 ans et plus et le million restant soit 33,4 % au reste des dix régions du Sénégal. Ceci est loin d’enchanter le Secrétariat du Comité central du Parti de l’indépendance et du travail (Pit). Celui-ci en effet « exige que la Commission Paritaire mette fin à cette dangereuse mascarade de confection du fichier électoral en cours, et s’attaque résolument à exploiter l’article 7 de la loi portant refonte du fichier » pour deux raisons fondamentales : « sauver le processus électoral et redonner au peuple un espoir de paix civile et de stabilité ».

En effet, les camarades de Amath Dansokho, sont convaincus que le gouvernement « sait » depuis juin 2005, qu’une étude a été menée par la Direction de la Statistique et de la Prévision (DSP), sur la démographie au Sénégal. Et au 31 décembre 2004, l’étude « ne donne à la région de Dakar, qu’un million quatre cent soixante-dix mille habitants (1.470.000), sur cinq millions cinq cent quarante mille (5.540.000), représentant la population totale âgée de 16 et plus, soit 27 % de celle-ci ». Cela veut dire pour eux que pour les élections législatives et présidentielle, de 2006 et 2007, « la population âgée de 18 ans et plus dans la région de Dakar, qui sont manifestement moins de 1.470.000, vont constituer 66,4 % de l’électorat prévu par le fichier en cours de confection depuis le démarrage des inscriptions sur les listes électorales à Dakar ». Pour cette raison, ils estiment que « le fichier qui en résulterait serait un fichier d’exclusion de 73 % de l’électorat national et uniquement des régions autres que celle de Dakar ». De telles négligences seraient « une entrave inadmissible » quant à l’expression du suffrage du peuple souverain, qui selon les membres du Pit « est au fondement de la République (…) ». Sur un autre flanc, Dansokho et compagnie, tirent la sonnette d’alarme sur c e qu’ils dénomment « Les violations des dispositions légales de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ».
Sur celles-ci le Pit exige de la Commission Paritaire un « recours de l’opposition contre la violation », par le président Wade de l’article 4 de la loi portant création de la Cena qui dispose de façon nette, « l’obligation de consulter les organisations professionnelles, avant de désigner les membres du Bureau de cette nouvelle institution ».
Par ailleurs, précise le Pit, pour les consultations de « cette nature » le Sénégal dispose du temps de l’Onel (Ndlr : Observatoire national des élections), « d’une jurisprudence qui aurait dû guider le Chef de l’Etat, ou le Conseil d’Etat, pour éviter à notre pays un inutile contentieux pré électoral ». Ce qui n’a pas été le cas, si on en croit les membres du secrétariat du Comité central, selon qui le Conseil d’Etat a rendu son jugement « après le démarrage des inscriptions sur les listes électorales, (…) ». Et dont le verdict « entérine » la volonté du Chef de l’Etat sur ce contentieux, « ne pouvait être perçu que comme un déni de justice, que la Commission Paritaire devrait réparer impérativement » soutiennent-ils. Leurs inquiétudes se font remarquer, cette fois sur l’opposition sur une éventuelle « collusion des membres de la Cena avec le Pouvoir ».
Bref, sur un ensemble de « violations flagrantes » des alinéas 3 et 9 de la loi portant création de la Cena, et sur des inscriptions qui se font sur la base de carte électorale « illégale », mais aussi sur d’autres actes inconvenus de la Cena, le Pit estime d’une part qu’ « Il est du devoir de la Commission Paritaire de se montrer à la hauteur de la tâche que, l’histoire politique de notre pays vient de lui confier ». Et d’autre part, les camardes de Dansokho en appellent « à la vigilance et à la mobilisation de toutes et de tous pour sauver le processus électoral et ouvrir au peuple des perspectives de Paix, de Stabilité et de Démocratie, dans une République laïque ».

Cheikh Seydi BODIAN (Stagiaire)
Sud Qotidien

 

 

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