Le Quotidien
Paris - Le 26/09/05 ...... Réflexion de la société civile sur les prochaines élections : Le manque de consensus inquiète
Réunis autour du thème des «conditions d’une élection libre et transparente en 2006-2007 : le rôle de la société civile», Alioune Tine, secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), Buuba Diop, président du Conseil des organisations non-gouvernementales d’appui au développement (Congad) et Babacar Guèye, ancien président de la commission chargé de réfléchir sur l’institution de la Commission électorale nationale autonome (Cena), ont donné une conférence au sein de l’Université parisienne de la Sorbonne, samedi après-midi.
Organisé par l’Association Sénégal 2000 et ce, afin de lancer les activités de son forum «Res publica» (qui regroupe des membres de la diaspora, Ndlr), le débat a mis en valeur le rôle de médiateur que la société civile devrait prendre, en vue des législatives de 2006 et de la présidentielle de 2007. Car pour M. Tine, il faut avant tout qu’il y ait «un consensus pour tout ce qui concerne les élections».
Il s’est inquiété de ce manque de consensus sur la question du fichier électoral -malgré le lancement des inscriptions-, de la «fiabilité» de son système et du problème du couplage des élections.
«L’autre versant, non moins important, c’est le versant Idrissa Seck, a poursuivi Alioune Tine. S’il était docile, s’il n’était pas rebelle, s’il n’avait pas de structures de nature à créer la gêne ou des problèmes, est-ce qu’il serait emprisonné ?»
Le risque étant que de tels évènements, indique Babacar Guèye, amènent une «perte de confiance dans le processus» de vote et un «désintérêt vis-à-vis de la politique» par «une augmentation de l’abstentionnisme» encore plus grande.
Par Julien FOUINEAU - Correspondant permanent en France


